Le nouvel autel et l’iconostase de la communauté gréco-catholique ukrainienne bénis en présence de Mgr Ihor Rantsya et de Mgr Fabien Lejeusne
Il y avait, ce samedi 12 septembre, quelque chose de particulièrement fort et émouvant dans l’église du Sacré-Cœur à Arlon.
À l’occasion de sa fête paroissiale, la communauté gréco-catholique ukrainienne d’Arlon vivait un moment important de son histoire : la consécration du nouvel autel et de l’iconostase de la chapelle où elle célèbre habituellement ses offices.
Une célébration qui a rassemblé la communauté ukrainienne, des membres du clergé et de nombreux amis venus partager cette joie avec elle.
Une liturgie au cœur de la rencontre
La cérémonie de consécration et la Divine Liturgie hiérarchique ont été présidées par Mgr Ihor Rantsya, évêque de la communauté gréco-catholique ukrainienne, en présence de Mgr Fabien Lejeusne, évêque de Namur, accompagné de plusieurs membres du clergé.
Dans la richesse et la beauté de la tradition byzantine, cette célébration a donné à voir une Église profondément enracinée dans sa foi, sa liturgie et sa tradition, mais également une Église qui sait ouvrir ses portes et accueillir.
L’iconostase, avec ses icônes et son langage symbolique, n’est pas simplement un élément architectural ou décoratif. Elle rappelle que la liturgie nous fait entrer dans un espace où le ciel et la terre se rencontrent, où la communauté se rassemble autour du Christ.
Et au centre de cet espace, le nouvel autel devient le cœur de la célébration eucharistique : le lieu où la communauté se retrouve pour rendre grâce et recevoir le Pain de Vie.
Une présence qui prend tout son sens
La présence de Mgr Fabien Lejeusne donnait également une dimension particulière à cette célébration.
Quelques mois seulement après son arrivée à la tête du diocèse de Namur, l’évêque manifestait ainsi concrètement son attention aux différentes communautés qui vivent leur foi sur le territoire diocésain.
Pour la communauté ukrainienne d’Arlon, dont beaucoup de membres portent encore dans leur cœur les blessures et les épreuves vécues par leur pays, cette présence fraternelle revêt une signification toute particulière.
Une même foi, des traditions liturgiques différentes, mais un même Christ.
C’est peut-être là que se trouve le plus beau message de cette journée.
Une Église qui se rencontre
À Arlon, cette célébration a aussi été un magnifique témoignage de la richesse de la vie chrétienne locale.
Loin d’être côte à côte sans véritablement se connaître, les communautés peuvent se rencontrer, prier ensemble, découvrir leurs traditions respectives et tisser des liens d’amitié.
La célébration de ce samedi en était une belle illustration.
Après la liturgie, la communauté ukrainienne avait d’ailleurs souhaité prolonger ce moment par une collation fraternelle ouverte à tous.
Parce qu’une fête paroissiale ne s’arrête pas à la porte de l’église…
Elle se poursuit autour d’une table, dans les échanges, les sourires, les rencontres et cette fraternité toute simple qui permet de mieux se connaître.
« Merci » à tous ceux qui ont contribué à cette journée
La communauté gréco-catholique ukrainienne d’Arlon tient à remercier chaleureusement toutes les personnes qui ont contribué à l’organisation de cette journée importante, ainsi que toutes celles et tous ceux qui sont venus partager avec elle cette joie de prière.
Dans une période où tant de frontières semblent vouloir séparer les peuples et les communautés, ces moments de rencontre sont précieux.
À Arlon, une communauté ukrainienne a célébré son autel, son iconostase et sa tradition.
Mais, au-delà de cette belle célébration, c’est aussi une communauté chrétienne qui a ouvert ses portes et tendu la main.
Et cette main tendue, dans la prière comme dans l’amitié, est sans doute l’une des plus belles expressions de l’Évangile.
Une journée de foi. Une journée de beauté. Une journée de fraternité. Une journée où, simplement, des chrétiens ont prié ensemble et se sont rencontrés.
Sources : https://www.facebook.com/groups/1029653440525957/
Photo : Khrystyna Bordiuk







