À Stockem, fête de Joachim et Anne, parents de Marie et donc grands-parents de Jésus.
Une occasion de rappeler que l’assemblée de l’Église universelle « ne les oublie jamais », selon l’expression du Pape lui-même, et qu’elle se veut pour eux un signe d’amour et de proximité, notamment envers ceux qui sont malades, isolés, en famille ou en maison de repos.
À Stockem, l’homélie du dimanche a souligné l’étonnement suscité par la prière du jeune roi Salomon, qui demande avant tout la sagesse et un esprit de discernement. Les fidèles ont été invités à faire leur cette prière, particulièrement pertinente en ces temps où la capacité d’écoute s’émousse, engendrant tant de malentendus et de conflits. « Sachons nous écouter les uns les autres », a exhorté le prêtre célébrant, comme des sages qui placent Dieu à la première place. Car Dieu est, en définitive, ce trésor dont nous parlent les lectures et que nous sommes invités à rechercher.
À propos de la sagesse, cette pensée sur la vieillesse mérite d’être méditée :
« Aux yeux de Dieu, qui l’emportera en beauté ? Le bambin au regard innocent et vif, limpide comme la nature, ou la jeune fille éclatante de fraîcheur comme une fleur qui vient de s’ouvrir, ou bien encore le vieillard (…) presque impotent, qui n’attend peut-être que la mort ?
Il est beau le grain de blé, lourd d’espérance lorsque, plus ténu qu’un brin d’herbe, agrippé à ses frères rassemblés en épi, il attend de mûrir et de se détacher pour tomber, seul et indépendant […].
Il est beau aussi quand, enfin mûr, il est choisi, parce que le meilleur, afin de donner, sous terre, la vie à d’autres épis.
[…] Il est beau, il est l’élu pour les moissons à venir. Pourtant, lorsqu’il est enfoui, flétri, réduit à presque rien, plus concentré, et que lentement il meurt, pourrissant, pour donner la vie à une pousse différente de lui, mais où sa propre vie est contenue, peut-être est-il plus beau encore.
Beautés diverses. Pourtant l’une est plus belle que l’autre. Et la dernière est la plus belle […] ».
Par la même occasion, la communauté de Stockem célébrait les 60 ans de mariage de François et Christiane : un jubilé de diamant, célébrant une vie d’amour et de fidélité. Une fidélité éprouvée par le temps, mais qui contrastait magnifiquement avec le sourire toujours juvénile des époux.
Le verre de l’amitié qui a suivi la célébration a été porté non seulement en l’honneur de ce couple, symbole d’une vie donnée dans la fidélité, mais aussi de Josette, l’infatigable sacristine de l’église de Stockem. Entourée de sa fille, de sa petite-fille et de son arrière-petite-fille Romane, âgée d’à peine deux semaines, elle offrait une émouvante image de l’amour reliant quatre générations de femmes.
Pour l’assemblée réunie en cette fête intergénérationnelle, qui a donné un beau témoignage de fidélité et de convivialité, il s’agissait de contempler un amour qui se transmet de génération en génération : horizontalement, entre François et Christiane ; verticalement, de Josette à la petite Romane.
Photos et reportage de notre envoyé spécial, Fiacre (c) 2026








