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Source : Momo.Dut
Dimanche dernier, la Royale confrérie du maitrank d’Arlon tenait son chapitre annuel. À cette occasion, il est de tradition qu’une Eucharistie soit célébrée en présence de délégués des différentes confréries. La procession d’entrée se composait d’un tonneau contenant le précieux breuvage, d’une petite touffe de la célèbre aspérule, des dignitaires et porteurs de robe de la confrérie du chef-lieu. Animé par des choristes des églises Saint-Donat et Sacré-Cœur sous la houlette de leur chef François Levaque et accompagné à l’orgue par Jean-Marie Bosseler, titulaire, la liturgie solennelle a donné l’occasion de valoriser l’importance de la fraternité dans un monde trop souvent individualiste. Un extrait du livre de Ben Sira Le Sage a mis en évidence les qualités du vin au service de l’être humain et la nécessité d’en user avec modération. L’Évangile des noces de Cana a montré combien Jésus est attentif à la joie des êtres humains. Dans le ton léger de circonstance, l’homélie a valorisé les différents ingrédients du maitrank comme étant une petite parabole pour de meilleures relations. Tout d’abord le vin offre une base joyeuse, ensuite l’orange apporte douceur et lumière et l’aspérule offre son parfum de convivialité. Petite plante odorante bien discrète, l’aspérule rappelle qu’il ne faut pas négliger ce qui est humble et fragile car nul n’est si pauvre qu’il n’ait rien à donner ni si riche qu’il n’ait rien à recevoir. À l’issue de la célébration, les fidèles du jour se sont rendus aux grands rendez-vous du chapitre avec sa partie académique et bien sûr les agapes d’usage. Une journée comme on les aime dans la capitale internationale du maitrank.
Pascal ROGER, curé doyen d’Arlon
